Le nombre de signalements de jeunes aux DPJ du Québec se stabilise



Le nombre de signalements de jeunes aux DPJ du Québec se stabilise

Par Lia Lévesque

Après une augmentation importante des signalements au cours des dernières années, la Direction de la protection de la jeunesse constate une stabilisation de la situation dans l'ensemble du Québec. PC

 

Pour l'année 2006-2007, les DPJ du Québec ont enregistré 67 792 signalements de jeunes, soit un peu moins que l'année précédente, lorsqu'il y en avait eu 68 036.

Reste que cela représente 185 signalements d'enfants par jour pour l'ensemble du Québec, ont précisé lundi en conférence de presse deux dirigeants de centres jeunesse, Danielle Tremblay et Jean-Marc Potvin, aux côtés de leurs confrères de différentes régions du Québec.

«On a connu ces dernières années une augmentation importante des signalements. On peut dire que c'est la première année où, au plan provincial, le nombre de signalements est stable, actuellement. Il n'a pas augmenté cette année; il a très légèrement diminué. Mais par contre, on avait connu depuis 2000 une augmentation très importante du volume de signalement» a expliqué Jean-Marc Potvin, du Centre jeunesse de Montréal.

De ce nombre de 67 792 signalements, 31 718 ont été retenus, soit 86 signalements par jour.

«Ce qu'on sait, par expérience, c'est que la détresse sociale ne diminue pas», a commenté M. Potvin.

Ainsi, les régions sont inégalement touchées. Des régions où la situation socio-économique est plus précaire, comme le Saguenay-Lac Saint-Jean, ont vu leurs statistiques s'aggraver. Mme Tremblay parle par exemple d'une augmentation de 12 pour cent des signalements dans cette région au cours de la dernière année seulement.

C'est en Gaspésie que l'augmentation a été la plus importante au cours de la dernière année.

Après évaluation des cas dans l'ensemble du Québec, les problèmes relevés demeurent semblables au fil des ans: dans 60 pour cent des cas, on parle de négligence, 24 pour cent de troubles de comportement, 10 pour cent d'«abus» physique, 4 pour cent d'«abus» sexuels et 2 pour cent d'abandon.

Les directeurs de la protection de la jeunesse verront d'ailleurs une nouvelle loi s'appliquer, à compter du 9 juillet, qui leur donnera une plus grande gamme d'options pour intervenir afin de stabiliser la situation de l'enfant. Elle raccourcira notamment les délais pour l'adoption d'un jeune enfant, en réduisant le délai donné aux parents éprouvant des problèmes pour qu'ils se reprennent en main.

L'on souhaite également diminuer le nombre d'enfants dont chaque intervenant doit s'occuper, afin d'assurer un meilleur suivi des dossiers. «Actuellement au Québec, les intervenants s'occupent en moyenne de 22 enfants et, pour pouvoir apporter l'intensité des services nécessaires à la situation des jeunes et des familles en grande difficulté, on établit qu'un intervenant ne devrait s'occuper qu'au maximum de 16 enfants. C'est ce qu'on vise», a affirmé Mme Tremblay.

 
 
  • Magasinage 101 avec l'ado
  • Les chigneux
  • Temps gris, piscine bleue
Abonnez-vous